“Pour qui sonne le jazz”, sur TSF Jazz : le récit plein de vie du destin de musiciens |

Acid, bebop, free, swing… David Koperhant conte à bon rythme, chaque jour de la semaine à 9h30, la vie de femmes et d’hommes stars ou oubliés du jazz.
Il est habité par les hérauts du jazz, David Koperhant. Son émission Pour qui sonne le jazz est une passerelle à travers le temps où il leur redonne vie, sur TSF Jazz. Et s’il retrace le parcours des musiciens et musiciennes à travers des décennies qu’il traverse avec agilité, c’est pour mieux pénétrer leur pensée – comme ce génial raconteur le faisait déjà, avec panache, dans 59 rue des archives, qu’il coanimait sur la même antenne avec Bruno Guermonprez. « Quand j’écris sur un personnage, il y a un moment où je m’identifie à lui, ou bien je tombe amoureux de lui, explique-t-il. Je veux dépasser la fiche Wikipédia pour aller chercher des choses qu’on ne voit pas ailleurs. »
Et pour y parvenir, il a un trésor entre les mains, que lui a transmis Pierre de Choqueuse, le secrétaire de l’Académie du jazz — où Koperhant a fait son entrée dernièrement. « Il m’a donné des décennies de journaux de jazz stockés dans sa cave, dont il ne savait pas quoi faire ! Des archives des années 1950 à 1980 dans lesquelles je trouve dans les critiques, portraits et interview de l’époque, des infos rares et oubliées. » L’occasion de remettre en lumière des pointures de l’ombre comme la pianiste Jutta Hipp, originaire de Leipzig, où elle vécut clandestinement sa passion du jazz pendant la montée du nazisme. Elle rejoindra New York au terme de la Seconde Guerre mondiale pour y accomplir son destin. Un conte en clair-obscur dans la constellation du jazz, que retrace l’émission cette semaine.
À écouter
r « L’étrange destin de Jutta Hipp », dans Pour qui sonne le jazz, lundi 21 et mardi 22 novembre, à 9.30 sur TSF Jazz. Réalisation : Éric Holstein. 2 x 15 mn.