| L’IA envahit un peu plus le monde de la culture |
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Alors que le podcast vit déjà une petite révolution avec la vidéo (on vous en parlait ici et là), il semblerait que l’IA soit elle aussi en passe de provoquer quelques chamboulements à la fois pour les producteurs et les auditeurs. De là à dire qu’elle va tout changer, il n’y a qu’un pas mais ce qui est sûr c’est qu’elle est désormais partout et qu’elle s’autorise même à créer à la place des créateurs, aux bénéfices de consommateurs de culture qui ne savent plus vraiment où donner de la tête.
Encore du slop, toujours du slop
Si vous n’étiez déjà pas fan de tous ces podcasts en vidéo, les nouvelles fonctionnalités de Spotify vont vous faire grincer des dents… La plateforme permet désormais aux utilisateurs de générer des podcasts personnalisés à l’aide de l’intelligence artificielle. Le processus est simple : l’utilisateur demande un sujet à l’IA, qui produit l’audio et l’ajoute ensuite à sa bibliothèque personnelle.
Parallèlement, le DJ IA de Spotify est disponible en version française depuis peu pour les abonnés premium, le nouvel assistant est disponible depuis la page d’accueil de l’application. Maïa, c’est son nom, analyse l’historique d’écoute pour composer une sélection sur mesure, produit des commentaires contextuels sur les morceaux et les artistes et elle risque bien de devenir le nouveau compagnon incontournable des consommateurs de podcasts sur la plateforme.
Selon une étude de Podcast Index, 40% des podcasts publiés dans les 9 derniers jours seraient générés par intelligence artificielle. Un chiffre pas si surprenant quand on se rappelle d’Inception Point, un studio de production entièrement automatisé qui promettait de publier 3 000 épisodes par semaine pour un coût supposé d’un dollar par épisode.
À Cannes, on pense déjà à la suite
Au festival de Cannes, le débat sur l’IA est plus présent que jamais. Les entreprises d’intelligence artificielle ne s’y sont pas trompées en s’incrustant totalement à coup de fêtes, de suites privatisées dans les palaces et de dépenses marketing tout azimut. Malgré le fait que le cinéma soit l’un des seuls milieux qui lutte encore contre l’IA, on aurait tendance à se demander pour combien de temps ? Pour Demi Moore, membre du jury de Cannes 2026, c’est déjà trop tard :« Lutter contre l’IA, c’est comme Don Quichotte contre les moulins ».
De son côté, la ministre de la culture, Catherine Pégard, profitait de l’ouverture du festival pour annoncer que le CNC n’apporterait son soutien financier qu’aux œuvres créées par des humains. Une petite consolation en attendant l’improbable adoption d’un projet de loi visant à aider les ayants droit des auteurs à déposer des recours contre l’utilisation sans autorisation de leurs contenus par des entreprises d’IA.

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