| La “streaming fatigue” favorise la réémergence des formats physiques |
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Entre les playlists intelligentes, les abonnements de plus en plus chers et, surtout, la profusion de contenu, certains utilisateurs commencent à sérieusement remettre en question la suprématie du streaming comme mode de consommation culturelle. Si la réémergence des vinyles n’est plus à démontrer, ce sont désormais les cassettes qui semblent séduire les fans de musique en manque de matérialité. Malgré tout, l’écoute numérique se porte toujours aussi bien, et rien n’est moins sûr quant à un retour des formats physiques pour le grand public.
Des plateformes toujours en évolution
Tout le contenu rêvé disponible au bout des doigts : c’était la promesse des services de streaming. Mais entre l’augmentation du nombre de plateformes, les catalogues exclusifs et les prix qui ne cessent de grimper, de nombreux utilisateurs font l’expérience de la “streaming fatigue” et peuvent rapidement se sentir prisonniers de leurs abonnements. Au final, la sursaturation d’information rend l’expérience moins satisfaisante pour les utilisateurs qui ne savent plus où donner de la tête.
Les habitudes d’écoute évoluent et les plateformes se font toujours la course à la meilleure offre pour proposer du contenu audio. Audible, par exemple, mise sur un abonnement moins cher que celui de ses concurrents pour attirer des utilisateurs. Quant à Spotify, la plateforme suédoise continue de proposer de nouvelles fonctionnalités pour justifier l’augmentation du prix de son offre premium. Dernière en date, une fonction Smart Reorder pour rendre vos playlists plus harmonieuses grâce à des transitions entre morceaux plus agréables à l’oreille.
Un retour vers les formats physiques ?
Pendant que les plateformes de streaming se battent entre elles, certains utilisateurs reviennent aux formats plus classiques. Dans un monde ultra-connecté, les nouvelles générations sont de plus en plus sensibles aux objets physiques, à un retour vers une certaine simplicité.
Entre les CDs et les vinyles déjà bien utilisés par le grand public, un format un peu plus inattendu fait son retour sur le devant de la scène : la cassette audio. Prisée notamment par les collectionneurs pour son aspect vintage et nostalgique, elle commence d’ailleurs à prendre de la valeur sur le marché de l’occasion : la toute première cassette audio du groupe Linkin Park a récemment été achetée pour la modique somme de 2800€, rien que ça !
Permanents et tangibles, les supports physiques préservent les différentes formes d’art d’une autre façon que les médias numériques. Difficiles à altérer, les disques, livres et autres supports protègent d’une certaine façon l’œuvre originale, mais, surtout, sont toujours disponibles, même si on vous coupe Internet. Idéal pour réduire sa dépendance aux plateformes. La tendance n’échappe plus aux géants du divertissement : Nintendo devrait proposer prochainement un mini-jukebox Pokémon en forme de Game Boy, avec 45 morceaux rétro des jeux originaux, contenus sur des cartouches des premiers jeux.
Malgré tout, l’écoute numérique a encore de beaux jours devant elle. Aux États-Unis, les podcasts représentent désormais 40% du temps d’écoute des contenus audio parlés chez les Américains de plus de 13 ans, contre 39% pour la radio traditionnelle.

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